RSE : Inorix va devenir société à mission pour valoriser les métiers de la sécurité
Véronique Dubaquier et Marck Atéba, premiers de cordée de la RSE au sein d'Inorix. Crédit : Inorix
Inorix formalise sa raison d’être. Ce mois-ci, l’Observatoire des engagements RSE en Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec la Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes, se penche sur ce groupe spécialisé dans la sécurité privée, qui veut - notamment - s’appuyer sur la gamification pour embarquer ses équipes.
Lors du dernier salon Résolution, qui s’est déroulé à Bordeaux en avril 2025, un arbre unique avait son apparition : celui des Résolutions. Le principe ? Les participants ont pu inscrire sur ses branches un engagement concret qu’ils comptaient prendre en matière de RSE, la responsabilité sociétale des entreprises. Depuis, il s’enracine et pollinise notre territoire. Ce mois-ci, focus sur Inorix, en passe de devenir société à mission.
Groupe bordelais spécialisé dans la sécurité privée, en entreprise et sur les lieux événementiels, Inorix ne s’est pas lancé nez au vent dans un plan de progrès de sa responsabilité sociétale, même si, à l’instar de nombreuses entreprises, plusieurs actions étaient menées spontanément, sans démarche structurée. « On a un petit pilier environnemental, même si on n’est pas de gros émetteurs de gaz à effet de serre. On va aussi travailler sur nos achats responsables et on a bien entendu un pilier gouvernance », commence Véronique Dubaquier, directrice de la formation et responsable RSE chez Inorix. « Mais c’est le pilier humain qui est le plus développé chez nous. Nous sommes une entreprise de sécurité privée et on travaille beaucoup avec de l’humain et tout ce qui concerne l’inclusion, l’égalité homme-femme… »
Sur ce plan, la matière et les opportunités ne manquent pas, l’effectif maison regroupant quelque 1.250 personnes sur tout le territoire français. Pour mettre de l’ordre dans ses idées, le groupe a fait en 2023 le choix de se faire accompagner par la CCI Bordeaux-Gironde, afin de formaliser sa démarche. Un chemin sur lequel une étape majeure est en passe d’être franchie au cours des prochaines semaines : devenir société à mission. Les grands principes sont actés et devraient très vite être intégrés dans les statuts. « Engagés pour la sécurité de tous, nous veillons à protéger durablement les intérêts et les biens de chacun, dans un contexte où les risques évoluent constamment. Nous faisons de la sécurité un métier d’avenir, innovant et inclusif, tourné vers l’excellence opérationnelle et l’épanouissement de nos salariés. »
Débloquer les initiatives
« Les objectifs que l’on va décliner consisteront pour beaucoup à valoriser et pérenniser la richesse de nos métiers et de nos salariés », enchaîne-t-elle, consciente que « l’enjeu est vraiment de faire connaître nos métiers qui ne sont pas très valorisés alors qu’ils sont extrêmement importants dans l’environnement actuel », insiste-t-elle. Et d’indiquer qu’Inorix pourrait d’ailleurs être l’une des premières, si ce n’est la première, dans ce secteur d’activité à devenir société à mission. Afin de décliner sa feuille de route et d’embarquer ses parties prenantes, Véronique Dubaquier et son collaborateur Marck Atéba, chargé RSE chez Inorix, misent sur les ressorts de la gamification. « On va pouvoir embarquer les gens de manière un peu plus ludique, sortir un peu de l’aspect un peu strict que peut avoir un plan d’actions dans le domaine de la RSE. Ça fera participer les salariés, en les incitant à trouver en eux l’explication et la solution. Le système de jeu peut permettre de faire ressortir des idées de progrès qui viendraient directement de nos collaborateurs, qu’ils n’oseraient pas exprimer dans un autre cadre », déroule-t-elle.
Dans cette optique, Inorix sera confronté à une difficulté majeure : « La particularité d’un agent de sécurité, c’est qu’il est basé chez le client, pas chez nous », rappelle Véronique Dubaquier. Aussi, les ateliers concerneront dans un premier temps les personnels support et encadrants, avec l’objectif d’en faire les relais auprès des équipes sur tout le territoire. Un volume horaire devrait être sanctuarisé dans le cadre de la démarche RSE, afin de créer en 2026 ce réseau « de référents et d’ambassadeurs » auprès des équipes. « On a aussi découvert des solutions digitales, avec des plateformes qui permettent de créer des challenges », esquisse-t-elle. Ou comment concilier l’objectif de gamification avec la contrainte d’effectifs disséminés.
☞ Si les arbitrages pour l’année à venir n’ont pas encore été rendus, Inorix aura consacré en 2025 un budget de quelque 70.000 euros pour les actions et démarches RSE.
L'Arbre des Résolutions a été créé avec le soutien de la Caisse d'Épargne Aquitaine Poitou-Charentes.