Club Résolution #1 : au Pays basque, embarquer les parties prenantes devient une priorité stratégique

Une vingtaine de personne a participé au premier Club Résolution Pays basque à la Villa Koegui de Bayonne. Crédits : Julia Cauchois
À l’occasion d’un atelier organisé par le Club Résolution à Bayonne, une vingtaine d’acteurs publics et privés ont partagé leurs démarches pour associer leurs parties prenantes à leur stratégie RSE. Chacun cherche la bonne méthode pour entraîner salariés, fournisseurs et partenaires.
Faire collectif, mais sans brusquer. À Bayonne, ce jeudi, les participants du Club Résolution ont planché sur une question centrale dans toute démarche RSE : comment embarquer ses parties prenantes ? Après une table ronde qui a donné la parole à Aline Marty, référente Lab Innovation et RSE chez Wikicampers, et Gérald Oger, consultant RSE, ce sont les membres du club qui ont été invités à partager leurs expériences et leur témoignage sur le sujet.
Revivez le Club Résolution Pays basque #1 : comment embarquer ses parties prenantes
Dans une entreprise agroalimentaire, la réflexion s’est d’abord structurée autour de l’approvisionnement et de l’emballage : circuits courts, matériaux recyclés, limitation des encres. « On cherche aussi à avancer sur un guide RSE pour structurer notre démarche », a confié une représentante. Du côté d’un bailleur social du département, la politique RSE a été relancée récemment, en commençant par un travail d’écoute. Ainsi, si les salariés n’ont pas encore été pleinement mobilisés, la responsable raconte être passée de service en service pour amorcer la dynamique. « J’en ai profité pour faire de l'acculturation à la RSE, et ça m’a permis de recruter un groupe projet de 14 personnes venant de toutes les directions », explique-t-elle.
Un responsable RSE d’une structure d’expertise en transition écologique a également pris la parole. Il décrit au sein de son entreprise une politique RSE intégrée au système de management. En transition vers un statut de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), la structure a cartographié ses parties prenantes et mis en place des dispositifs incitatifs : forfait mobilité durable, possibilité de consacrer des RTT à des projets associatifs. « Dix personnes sur cinquante en profitent », indique-t-il.
Faire face aux contraintes comme la charge de travail
Comme expliqué pendant la table ronde, pour embarquer ses parties prenantes, Wikicampers a par exemple misé sur une application interne, qui incite à réaliser des actions vertes, en échange de points, qui donnent accès à des cadeaux de la boutique. « Près de 30 salariés l’ont utilisée, sur 38 salariés, » explique Aline Marty de Wikicampers.
Encore faut-il franchir les obstacles internes. Parfois, c’est l’emploi du temps qui bloque. Un acteur du monde culturel a ainsi témoigné : « On a tous des agendas différents, alors c’est difficile de réunir tout le monde. » Et parfois, la question de la charge mentale surgit. Dans une structure artistique en transition écologique, engagée dans un deuxième bilan carbone, le constat est clair : « Tout le monde est favorable, mais les sujets s’ajoutent à des charges déjà lourdes. Pas simple d’embarquer sans contraindre. »
Ce à quoi répond le représentant de la structure coopérative en transition : « Le groupe de travail fonctionne bien. » Une autre référente RSE a relancé plus tard, évoquant une expérience passée : « La démarche était partie des salariés, mais c’est quand la direction s’en est emparée que ça a pris de l’ampleur. »
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